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les TIC au service des projets culturels

Le hackerspace toulousain au Myrys

Katia Tobar/ Musicophages

C’est au 12 rue Lassalle. Un ancien hangar de stockage recouvert de graffitis ; un parking pris canadian pharmacy des créations éphémères. Un lieu où l’abstraction règne en maître et où se côtoient innovations technologiques, numériques et artistiques. « Arts plastiques, spectacle vivant, vidéo, multimédia, photographie, textile, construction, édition… ». Bienvenue à Mix’art Myrys. Le lieu rassemble un collectif d’artistes autogérés autour de free viagra trial offer « espace d’interactions » et de développer une « économie culturelle » alternative basée sur la participation libre.

Mix’art Myrys une histoire collective from Mix’art Myrys on Vimeo.

Journée portes ouvertes au Mix'art Myrys

Une fois par mois, geeks, amateurs d’art et de science fiction, artistes de tous horizons se réunissent et exposent leurs travaux afin de permettre au public de découvrir le lieu. Parmi ces expos, un mur de balle de ping pong, le Ledpong, aux couleurs rouges vives apparaît au fond d’un contener. C’était donc là. Le hackerspace toulousain, le QG de l’équipe de canadian pharmacy. Loin d’être des pirates informatiques, ils se définissent comme des « bidouilleurs » de l’informatique ou encore des explorateurs numériques. Et ils bidouillent ; les diodes s’allument et s’éteignent de façon plus ou moins aléatoires grâce au contrôle d’une carte Arduino (un processeur qui établit une passerelle entre l’ordinateur et un programme informatique).

le Ledpong de Tetalab

Tetalab, à l’origine du THSF, Toulouse Hacker Space Festival, a réuni le monde numérique alternatif du 26 au 30 mai dernier à Myrys afin de mieux comprendre en quoi les nouvelles technologies peuvent être à l’origine de la création artistique. Partons à la rencontre de deux hacker de l’asso, Alexandre et Perlin.

THSF 2010 from Alexandre Girard on Vimeo.

Perlin s’affaire devant une table rétro-éclairée. Une table tangible, c’est-à-dire un « support permettant à une ou plusieurs personnes de manipuler du son ou de la vidéo ». Une caméra branchée sur la table capte la position des doigts sur la surface créant un point infra-rouge, retransmis comme une coordonnée sur ordinateur tel un clic de souris.

Sur les tables de travail, deux imprimantes 3D en construction.

Projet en cours : la visite virtuelle de Mix’art Myrys grâce à des drônes. L’internaute aura la possibilité de conduire et de maîtriser son ballon dirigeable.

Maîtrise ! Mot d’ordre chez Tetalab. L’asso autofinancée fonctionne autour d’un principe d’autonomie et d’indépendance ; des découvertes OpenSource jusqu’à l’utilisation du contener qui permet à l’équipe une « liberté de mouvement ».

Fini les découvertes technologiques dignes d’un film de science fiction oubliées dans un coin de la cave. « Tetalab prône avant tout une réappropriation de l’ordinateur pour créer à l’extérieur », explique Alexandre.

Fini aussi l’image du nerd à lunettes accroché à son ordinateur, sans vie sociale. Tetalab lutte contre la technophobie au travers de l’organisation des workshops, des ateliers de programmation informatique, de soudure ou de conception de cartes électroniques.

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